
Fabrice JACQUIER - Stagiaire Pédagogique - Club Subaquatique de Case Pilote
CSCP ©Copyright, Février 2002
Objectif : Savoir utiliser correctement et en toute autonomie les tables MN 90
Planifier vos plongées à l’aide des MN 90 et de les utiliser en plongée pour assurer votre décompression.
| RAPPELS : |
Sur le mécanisme de l’ADD
La plongée est génératrice de bulles d’N² dans le corps. Ces bulles ne sont pas pathogènes si on suit les procédures de décompression.
En sortant de l’eau le corps mettra près de 12h00 pour retrouver son état postérieur à la plongée.
Malgré les efforts produits par nos chercheurs sur l’ADD, le risque d’ADD n’est pas nul même en utilisant les tables.
La mise au point d’une table de décompression demande de très gros moyens financiers. C’est pour cela que l’on utilise des procédures élaborées pour d’autres.
Sachez que les MN 90 ont été crées pour le domaine militaire.
Utiliser les tables de plongée permet de prévenir les ADD.
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Recommandations importantes pour réduire les risques d'ADD: Connaître les limites d'utilisation Apprendre à se servir de cette procédure Respecter scrupuleusement les vitesses et les palires Ä + on s’éloigne du profil type du plongeur pour qui les tables ont été faites, + on a de probabilité de faire un ADD.
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Un peu d’histoire : |
Comment a-t-on inventé ces tables ?
Quelques dates :
1670 BOYLE pompe à vide + serpent
19e s. travaux sous-marins/ enjeux économiques
1841 TRIGGER tube sous pression / préconise friction et alcool 7h à 3 bars
1861 BUCQUOY gaz dissous repasse en phase gazeuse dés le retours en surface
1879 BERT Bulles d’N² et de CO² sont les conséquences de l’ADDÞ O² après la plongée
1907 J. S. HALDANE Modélise la 1ère table de décompressionÞ 2,2 b à 1 rienÄ CSC
1950 WOKMANN et BULHMANN valeur de N² à ne pas dépasser :Ordinateur Aladin
1970 SPENCER s’aperçoit qu’il y a des bulles dans l’organisme après toutes les plongées grâce au DOPPLER

| Quelles sont les infos données par la table MN 90 ? |
Profondeur Temps Vitesse Palier DTR GPS
Tableau de l’N² résiduel
Tableau de la détermination de la majoration
Tableau de la détermination de la diminution de N² par respiration d’O2
Un plongeur s’immerge à 9h00, descend 33’ à 19 m puis remonte à vitesse préconisée à la surface.
Un plongeur s’immerge à10h20, descend 5‘ à 40 m puis remonte à vitesse préconisée à la surface.

Ä PLONGEES SIMPLES COURBE DE SECURITE
Un plongeur s’immerge à 9h00, descend 24‘ à 39 m puis remonte à vitesse préconisée à la surface.
Un plongeur s’immerge à 9h10, descend 31‘ à 27 m puis remonte à vitesse préconisée à la surface.
Ä PLONGEES AVEC PALIER DE DECOMPRESSION
Un plongeur s’immerge à 8h00, descend 20‘ à 38 m puis remonte à vitesse préconisée à la surface. Ce même plongeur décide de replonger 2h30 après sa sortie de l’eau sur 25 m pendant 25’.
Ä PLONGEES SUCCESSIVES :15‘< Intervalle< 12h00
Un plongeur s’immerge à 9h00, descend 23‘ à 29 m puis remonte à vitesse préconisée à la surface. Il s’aperçoit 10’ après sa sortie que l’ancre est enraguée et redescend sur 15 m pendant 10’.
Ä PLONGEES CONSECUTIVES : Intervalle< 15’
Un plongeur s’immerge à 10h00, descend 18‘ à 33 m puis poursuit dame tortue pendant 10’ jusqu’à – 25 m et remonte à vitesse préconisée à la surface.
Ä CAS DE PLONGEE A REMONTEE LENTE : V<15m/mn
Un plongeur s’immerge à 11h00 descend 30’ à 35 m et remonte. 2’ après avoir commencé son palier à 3 m, il est en panne d’air et remonte.
Ä CAS D’UNE PLONGEE AVEC INTERRUPTION DE PALIER
Un plongeur s’immerge à 7h50 sur un fond de 21 m puis remonte en catastrophe à la surface au bout de 41 ‘ suite à une panne d’air.
Ä CAS D’UNE PLONGEE A REMONTEE RAPIDE
Procédures particulières :
Plongée dans le courant Plongée avec effort de palmage important
Plongée longue et saturante Plongée avec froid
Plongée avec essoufflement Profil inversé
Ä Prendre la profondeur supérieure ou le temps supérieur ou les 2.
Fabrice JACQUIER - Stagiaire Pédagogique - Club Subaquatique de Case Pilote - ©Copyright, Février 2002