LES ACCIDENTS DANS L’ESPACE PROCHE ET MEDIAN
Niveau 2 & 3
CSCP copyright © Stéphane Schmitt - février 2001
1 Les barotraumatismes

Dans l’espace proche et median, les barotraumatismes que l’on risque de rencontrer sont :

1-1 Le masque
Lors de la descente dans l’eau, la pression augmentant, le volume d’air emprisonnée dans le masque diminue. La plupart du temps l’individu, sans même y penser, souffle par le nez pour équilibrer. Dans certain cas ce réflexe n’est pas automatique et le masque se plaque sur le visage. Cela peut aller jusqu'à l’explosion des capillaires sanguins des yeux, " l’oeil au beurre noir " et des saignement du nez.
Prévention
Traitement
1-2 Les dents
Il peut arriver qu’un plomb ancien ou mal posé laisse passer un peu d’air dans une dents. A la descente, pas de problème. A la remontée si le plomb bouge ce petit volume peut se trouver emprisonné alors qu’il va augmenter. Il y a risque de forte douleur dentaire.
Prévention
Traitement
1-3 Les sinus

Les sinus (frontaux, maxillaires et sphénoïdal) sont des cavités osseuses tapissées d’une muqueuses, en contact avec les voies respiratoires. En cas de rhume ou de sinusite par exemple, il se peut que les voies de communication entre les sinus et les fosses nasales soit obstruées. Les petits volumes d’air emprisonnés subissent alors des variations à la descente et/ou à le remontée. A la descente, la dépression risque provoquer une hypersécrétion des muqueuses, un afflux sanguin (oedème) et un décollement pour finir. A la remontée, c’est l’inverse, il y a risque d’écrasement de cette muqueuse. Dans tous les cas les saignements sont probables.
NB :Aucune manoeuvre n’existe pour équilibrer les sinus.
Prévention
Traitement
1-4 Les oreilles

L’oreille moyenne est en relation avec les voies aériennes supérieures grâce à la trompe d’Eustache. Les muscles péristafiliens situés au bas des trompes se contractent toutes les 1mn15s environ permettant la circulation momentanée de l’air.
En plongée à la descente, les variations de pressions étant rapides, il est nécessaire de " forcer " l’ouverture pour permettre l’équilibre de l’oreille. Sans cela c’est le tympan qui va subir une déformation due à la pression de l’eau qui pénètre dans l’oreille externe et favorisée par la dépression interne. Cela peut aller du vertige alternobarique jusqu'à la déchirure du tympan. A la remontée l’évacuation du surplus d’air doit se faire naturellement.
Prévention
Traitement
1-5 L’estomac et les intestins
Lors de la plongée, il arrive que les volumes de gaz contenus dans l’estomac et les intestins occasionnent des douleurs stomacales et/ou intestinales en cas de dilatation. C’est la " colique des scaphandrier ". L’aérophagie est une contre-indication à la plongée
Prévention
Traitement
1-6 La surpression pulmonaire
En plongée, il est nécessaire d’expirer à la remontée pour évacuer le surplus d’air des poumons du à la diminution de pression (expansion de l’air contenu dans les poumons à Mariotte). En cas de spasme de la glotte (blocage suite à une peur, ou par réflexe d’apnéiste par exemple), il se peut que l’air reste emprisonné, occasionnant un accident très grave, la surpression pulmonaire.
Le mécanisme est le suivant :

Les symptômes sont variables selon la gravité :
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Traitement
2 Le froid (isothermie)
Le froid est du à une perte calorifique occasionné entre autre par le contact sans cesse renouvelé de l’eau sur le corps pendant la plongée. La neutralité thermique dans l’eau est de
33°C (25°C dans l’air), donc le corps lutte contre cette déperdition d’énergie :
Prévention
Traitement
3 Les crampes
La crampe survient à la suite d’un effort intense prolongé par tétanisation de la fibre musculaire (contraction sans relâchement).
Le manque de sels minéraux (calcium, magnésium, potassium) favorise le crampes.
Prévention
Traitement
Les crampes les plus fréquentes chez les plongeurs sont les crampes du mollet ou des muscles de la voûte plantaire qu’occasionne le palmage. Lorsque l’on palme il y a une synergie de muscle en action (fléchisseurs, jumeaux, cuisses, abdos, fesses, dorsaux...)
4 La déshydratation
Le plongeur subit une déshydratation importante lors de son immersion. Plusieurs mécanismes entrent en jeux pour favoriser ce phénomène :
NB : Le déficit en eau n’est pas négligeable !
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Traitement
5 L’éssoufflement (hypercapnie)
La fatigue, le froid, peuvent provoquer l’éssoufflement. Ces facteurs produisent du CO2 dans l’organismes ; le Bulbe Rachidien qui analyse les données sanguine déclenche l’inspiration à partir d’un certain taux de CO2. Si le taux est trop élevé pour être évacuer lors de l’osmose qui suit l’inspiration, il commande au système respiratoire d’inspirer encore sans qu’il y ait eu expiration…et ainsi de suite. C’est un dérèglement, il faut l’enrailler.

Les autres causes sont :
NB : Le plongeur risque de vouloir retirer sont embout, car il a la sensation de manquer d’air
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Traitement
6 La Noyade
Elle est souvent consécutive à un éssoufflement. Le plongeur arrache son embout et de l’eau pénêtre dans ses poumons ; Cela provoque une altération des capacités d’échanges gazeux. Il y a un risque sérieux d’anoxie cérébrale dont les lésions sont très graves et souvent irrémédiables. Le manque d’O2 au nieau du coeur provoque des troubles ventilatoires
Prévention
Traitement
7 L’accident de la plongée libre
Sont surtout concernés, les apnéistes qui pratique l’hyperventilation ; En effet, ils abaissent le taux de CO2 contenu dans les alvéoles pulmonaires et retardent ainsi le moment ou se déclenche le réflexe inspiratoire (prolongement de la durée sous l’eau). L’inconvénient est que cette action favorise la diffusion de l’O2 dans l’organisme, et par un phénomème complexe dut également à la pression le taux d’O2 va atteindre un seuil trop bas
à la syncope (souvent vers les 7m) est immédiate et sans signe précurseur...
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Traitement
7 Dangers du Milieu
Dangers liés à l’environnement matériel de la plongée :
Dangers de la faune aquatique :
Prévention
Traitement
NB : Attention à la panique qui risque de vous saisir après la piqûre. Vous voudrez peut-être sortir de l’eau par tous les moyens !
Fin
Stéphane SCHMITT ( siddartha.bzh@wanadoo.fr )